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Daimler étrenne une famille de moteurs essence et Diesel dits modulaires, au regard du taux inouï de pièces qu'ils pourront partager. Leur arrivée devrait limiter le recours de Mercedes-Benz aux moteurs Renault.

Mercedes-Benz OM654

Lancé en 2008, le quatre-cylindres Diesel OM 651 a été très largement utilisé au sein de la gamme Mercedes-Benz. Depuis la petite Classe A jusqu'à la limousine Classe S, ce bloc qui équipe la quasi-totalité de la gamme est parvenu à décrocher le titre de moteur le plus produit de la marque à l'Etoile, en seulement huit ans. Son successeur, le tout nouveau OM 654, devrait encore faire mieux.

Suivant l'exemple de son ennemi de toujours BMW, Mercedes-Benz vient de commercialiser les premiers moteurs issus de sa nouvelle famille modulaire. Entendez par là que les différentes versions partageront un maximum de pièces, qu'il s'agisse d'essence ou de Diesel, quel que soit leur nombre de cylindres. Voilà qui s'inscrit dans la même tendance que la famille Ingenium de Jaguar-Land Rover ou la famille Drive-E de Volvo. Toutefois, les allemands visent des volumes bien plus importants, sur des gammes bien plus larges.

Sagement, Mercedes-Benz a commencé avec le quatre-cylindres Diesel OM 654, pour l'instant disponible en une unique variante à simple turbo. Développant 194 ch dans la Classe E qui l'étrenne, ce bloc a été dessiné avant tout pour les architectures longitudinales à propulsion. Du moins dans cette première exécution. La volonté de réduire la surface frontale des voitures et d'abaisser leur centre de gravité a en effet conduit les ingénieurs à concevoir une ligne d'échappement latérale, alors qu'elle se situait sous le bloc auparavant. Résultat : la largeur de cet ensemble paraît difficilement compatible avec le berceau transversal d'une Classe A, par exemple, et nécessitera un remaniement des périphériques pour les tractions de la marque.

Le retour du six-cylindres en ligne

La volonté de partager un maximum de pièces communes, partant de la même base d'un cylindre de 487,5 cm3 a imposé quelques contraintes architecturales. Rationalisation oblige, les quatre-cylindres en ligne seront coiffés par des six-cylindres en ligne et non plus par des V6. BMW n'ayant jamais dérogé à la tradition de cette architecture, il apparaît donc logique qu'il fut en avance sur le terrain des moteurs modulaires. Dans le cas de Mercedes-Benz et Jaguar, il s'agit par contre d'un retour aux sources. L'un et l'autre avait en effet abandonné ce type de motorisation principalement pour des raisons d'encombrement longitudinal, néfaste à la sécurité passive. Comparé à son prédécesseur, le OM654 voit donc l'écartement de ses cylindres réduit de 64 mm à 90 mm. Cela permet d'obtenir un quatre-cylindres plus compact, et un futur six-cylindres d'une longueur acceptable.

Dans la gamme Diesel, l'arrivée du OM654 et de son frère à six-cylindres OM656 permettra à Mercedes-Benz de simplifier son offre. Elle débutera à 110 kW, soit 150 ch pour le moins puissant des quatre-cylindres, commercialisé depuis peu sur la E 200 d. Outre la version 194 ch déjà citée, une déclinaison biturbo devrait développer 231 ch. Au-delà, le OM656 prendra le relais, avec des niveaux de puissance encore inconnus. Ce large spectre permet donc de mouvoir toute la gamme, de voitures particulières comme d'utilitaires, à l'aide de seulement deux blocs. Nul besoin de concevoir un nouveau V8 Diesel, le dernier ayant été poussé vers la sortie par les normes de pollution en 2010.

Plus de moteur Renault sur la Classe C

Bien entendu, une des principales contraintes qui a présidé à la conception de ces nouveaux moteurs concerne la consommation et les émissions de CO2. Tête de piston avec bol de combustion, vilebrequin décalé et traitement de surface permettant de diminuer les frottements… Ce 2,0 litres offre aujourd'hui des niveaux plus que satisfaisants, au point que Mercedes-Benz juge désormais inutile le développement des cylindrées inférieures, du moins sur les propulsions. D'autant plus que ces petits moteurs présenteront bien moins d'avantages sur les futurs cycles d'homologation. Voilà qui sonne le glas à terme du moteur OM626 d'origine Renault, proposé sur la Classe C en entrée de gamme.

Le cas de la gamme compacte demeure plus flou. Il semble en effet trop tôt pour que les responsables de la marque à l'Etoile osent communiquer des informations précises sur les futures Classe A et dérivés. Maintien du 1.5 Renault ? Développement d'un trois-cylindres dérivé du OM654 ? Rien n'est sûr, hormis le fait que si trois-cylindres il y a, il ne sera pas proposé sur les Classe C et supérieures. Les ingénieurs de la marque arborent un petit sourire narquois à l'évocation de la BMW Série 3 ainsi gréée…

Comme BMW, Mercedes déclinera également ces nouveaux moteurs en essence. Si aucune information n'a filtré pour l'instant sur le quatre-cylindres, le futur six-cylindres M256 pourra développer jusqu'à 430 ch. Voilà qui laisse toujours la porte ouverte à des architectures V8 ou V12, que Mercedes-Benz ne semble pas avoir l'intention d'abandonner. Si la dispersion sera donc un peu plus grande du côté des moteurs à allumage commandé, le OM654 Diesel, assaisonné à toutes les sauces, a tout pour s'inscrire dans le chemin tracé par son prédécesseur, et pourrait fort battre son record du moteur Mercedes le plus vendu.

Source: www.msn.com

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